Ceci est un glossaire pour la compréhension de l’article « La Métropole«
L’ammoniac (NH3)
Définition technique : L’ammoniac est un composé hautement toxique, particulièrement pour le système nerveux, issu de la dégradation des protéines par certaines bactéries (les bactéries uréasiques dont nous avons parlé). Normalement, le foie le transforme rapidement en urée pour qu’il soit éliminé.
La métaphore urbaine : C’est le gaz d’échappement toxique de la ville. Si les usines (bactéries) en produisent trop et que le centre de recyclage (le foie) est débordé, ce gaz ne reste pas dans les tuyaux. Il s’évapore et s’infiltre partout, créant cette fumée qui « pique les yeux » de vos cellules cérébrales et ralentit toute l’activité urbaine.
Les mitochondries
Définition technique : Présentes dans presque toutes nos cellules, les mitochondries sont les organites responsables de la production d’énergie (sous forme d’ATP). Elles utilisent l’oxygène et les nutriments pour faire fonctionner la « machine » humaine.
La métaphore urbaine : Ce sont les micro-centrales électriques situées dans chaque bâtiment de la ville. Pour que les lumières brillent et que les ordinateurs fonctionnent (vos pensées, vos muscles), ces centrales doivent tourner à plein régime. Le problème ? Elles sont très sensibles à la pollution. Quand la fumée (l’inflammation et l’ammoniac) devient trop épaisse, ces centrales s’étouffent. La ville tombe alors en mode « économie d’énergie » : c’est la fatigue chronique.
Le nerf Vague
Définition technique : C’est le nerf le plus long du corps. Il relie le tronc cérébral à presque tous les organes, notamment l’intestin. C’est la voie principale du système nerveux parasympathique, responsable de la digestion et de la relaxation.
La métaphore urbaine : C’est l’autoroute à double sens (ou le câble de fibre optique) qui relie la « Tour de contrôle » (le cerveau) à la « Zone industrielle » (l’intestin). C’est par là que passent les ordres de maintenance de la ville. Le danger : Si la zone industrielle est en feu ou polluée, des signaux de panique remontent par cette autoroute jusqu’au cerveau, le mettant en état d’alerte permanent (stress, anxiété), même si le danger n’est pas « dans » la tête.
La barrière Hémato-Encéphalique (BHE)
Définition technique : C’est une barrière physiologique située dans le cerveau qui filtre strictement ce qui a le droit de passer du sang vers le tissu nerveux.
La métaphore urbaine : C’est le mur d’enceinte ultra-sécurisé autour de la Tour de contrôle. Seuls les coursiers autorisés (nutriments, glucose) ont le badge pour entrer. Cependant, quand la pollution (ammoniac) ou les agents chimiques (histamine) sont trop corrosifs, ils finissent par créer des micro-fissures dans le mur. La fumée s’engouffre alors directement dans les bureaux de la direction, perturbant la clarté d’esprit.
Les bactéries uréasiques
Définition technique : Ce sont des bactéries intestinales qui possèdent une enzyme appelée uréase. Cette enzyme a la capacité de décomposer l’urée (un déchet normal de l’organisme) pour la transformer en ammoniac (NH_3) et en dioxyde de carbone.
La métaphore urbaine : Imaginez que ces bactéries sont des usines de transformation de déchets illégales. Normalement, l’urée est un déchet « propre » qui doit être évacué par les égouts (les reins). Les bactéries uréasiques interceptent ces déchets et les transforment en une vapeur toxique (l’ammoniac). Cette vapeur est si fine qu’elle traverse les murs de l’usine et s’infiltre dans la circulation sanguine, créant une véritable fumée toxique qui finit par encrasser les circuits électriques de la « Tour de Contrôle » (votre cerveau).
L’activation mastocytaire (SAMA)
Définition technique : Les mastocytes sont des cellules de votre système immunitaire. L’activation mastocytaire survient lorsqu’ils deviennent hyper-réactifs et libèrent de manière anarchique des médiateurs chimiques, comme l’histamine, dans l’organisme, provoquant une inflammation multisystémique.
La métaphore urbaine : Considérez les mastocytes comme les capteurs d’alarme et les brigades de pompiers de la ville. En temps normal, ils ne s’activent qu’en cas d’incendie réel (infection, blessure). Dans le cas d’une activation mastocytaire, les alarmes sont déréglées : elles se déclenchent pour un simple courant d’air ou une odeur de cuisine. Les pompiers sortent alors dans toute la ville et arrosent les rues de produits chimiques irritants (histamine) sans qu’il n’y ait de feu. Cela crée des embouteillages, de la surchauffe et perturbe toutes les communications de la ville.
Le SIBO (colonisation bactérienne du grêle)
Définition technique : Le SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) est une prolifération anormale de bactéries dans l’intestin grêle, une zone qui devrait normalement être presque stérile. Ces bactéries fermentent les aliments trop tôt, produisant des gaz et des toxines.
La métaphore urbaine : Imaginez que la Zone Résidentielle (l’intestin grêle), qui doit rester calme et propre, est soudainement envahie par des squatteurs (les bactéries du côlon). Ces squatteurs installent des cuisines de rue et des ateliers de fortune un peu partout. Ils consomment les livraisons de nourriture avant qu’elles n’arrivent aux citoyens et rejettent leurs déchets (gaz, acides) directement sur les trottoirs.C’est cette activité sauvage qui crée les ballonnements et qui génère la première couche de fumée toxique du modèle MCL.
Le stress oxydatif
Définition technique : Il s’agit d’un déséquilibre entre la production de radicaux libres (molécules instables qui endommagent les cellules) et la capacité du corps à les neutraliser via les antioxydants. C’est une forme de « rouille » biologique.
La métaphore urbaine : Le stress oxydatif, c’est la corrosion et la rouille qui attaquent les infrastructures de la ville à cause de la pollution acide. À force de baigner dans la fumée (ammoniac, toxines du SIBO), les structures métalliques des ponts et les câbles électriques (vos membranes cellulaires et votre ADN) commencent à s’effriter. Si l’équipe de maintenance (les antioxydants) n’a plus assez de peinture anti-rouille, les bâtiments s’usent prématurément. C’est ce qui finit par faire « griller » les composants fragiles de la Tour de Contrôle.
Le cycle de la méthylation
Définition technique : Un processus biochimique essentiel qui transfère des groupes méthyles pour réguler l’expression des gènes, détoxifier les métaux lourds et traiter les hormones.
La métaphore urbaine : C’est le bureau de l’étiquetage et du tri postal. Sans « encre spéciale » (vitamines B9/B12), les agents ne savent plus quels déchets recycler ou quelles usines mettre à l’arrêt. La ville s’encombre de dossiers non traités (toxines) et de plans obsolètes.
Le système glymphatique
Définition technique : Le système de nettoyage du cerveau qui s’active principalement durant le sommeil pour évacuer les déchets métaboliques (comme les protéines bêta-amyloïdes).
La métaphore urbaine : Ce sont les éboueurs de minuit. Lorsque la ville est plongée dans une fumée permanente (inflammation), ces camions se retrouvent coincés dans les embouteillages ou ne reçoivent plus d’ordres clairs. Les poubelles s’accumulent sur les trottoirs de la Tour de Contrôle, provoquant le brouillard mental.
Les micro-caillots
Définition technique : Des micro-agrégats de fibrine persistants et résistants à la dégradation, capables de bloquer la micro-circulation et l’oxygénation des tissus.
La métaphore urbaine : Ce sont des éclats de verre ou des micro-barricades jetés sur les pistes cyclables et les petites rues (les capillaires). Les camions de livraison d’oxygène sont bloqués à l’entrée des quartiers. Même si les centrales électriques veulent tourner, elles n’ont plus de matières premières, et les maisons s’éteignent en silence.
LOLA (L-Ornithine L-Aspartate)
Définition technique : Un traitement utilisé pour réduire les niveaux d’ammoniac dans le sang en stimulant le cycle de l’urée et la synthèse de la glutamine.
La métaphore urbaine : Une brigade de camions de haute technologie. Contrairement aux éboueurs classiques, ils sont équipés de convertisseurs portatifs qui aspirent la fumée toxique (ammoniac) et la transforment instantanément en engrais inoffensif pour la ville.
La glutamine
Définition technique : Un acide aminé crucial pour la réparation des cellules de la paroi intestinale (entérocytes) et le maintien de la barrière immunitaire.
La métaphore urbaine : C’est le mortier et les briques des équipes de maçons. Ils parcourent les murs d’enceinte de la zone industrielle pour colmater les brèches et les fissures, empêchant ainsi la fumée et les squatteurs de s’infiltrer dans le reste de la cité.
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